Cette déclaration de l'AHA a décrit comment les facteurs de stress environnementaux — pollution de l'air, températures extrêmes, bruit et changement climatique — contribuent à la maladie cardiovasculaire à l'échelle mondiale. Le document a fourni un cadre pour intégrer la santé environnementale dans les stratégies de prévention cardiovasculaire.
Les maladies non transmissibles (MNT) représentent 70 % de la mortalité mondiale et sont responsables de plus de 38 millions de décès par an, la maladie cardiovasculaire (CVD) constituant la majorité de ces décès. Bien que les facteurs de risque traditionnels de la CVD soient reconnus depuis longtemps, des données de plus en plus nombreuses indiquent qu'une prévalence croissante de facteurs de risque environnementaux omniprésents (ERF) pourrait jouer un rôle de plus en plus important dans la genèse et la prévalence croissante des MNT. Les ERF comprennent de nombreuses expositions anthropiques interconnectées ayant des impacts sanitaires cumulatifs et combinés, notamment la pollution de l'air, l'exposition au bruit, la lumière artificielle nocturne, la pollution plastique, la pollution chimique et les divers effets du changement climatique, tels que les vagues de chaleur extrêmes, les tempêtes du désert, les inondations et les feux de forêt. L'urbanisation a intensifié l'impact de nombreux ERF et créé des environnements d'exposition intense, soulignant l'urgence et l'opportunité d'y remédier pour un bénéfice maximal en matière de santé publique. Une intervention efficace nécessite souvent des mesures réglementaires