Cette méta-analyse de JAMA a confirmé que les inhibiteurs du SGLT2 améliorent les résultats rénaux sur l'ensemble du spectre du débit de filtration glomérulaire et de l'albuminurie. L'effet néphroprotecteur universel soutient l'utilisation des inhibiteurs du SGLT2 chez pratiquement tous les patients atteints d'une maladie rénale chronique ou à risque d'en développer une.
Évaluer si le débit de filtration glomérulaire estimé (eGFR) ou le degré d'albuminurie, mesuré par le rapport albumine/créatinine urinaire (UACR), modifie les effets des inhibiteurs du SGLT2 sur les résultats rénaux. SOURCES DE DONNÉES : Essais portant sur des inhibiteurs du SGLT2 participant au SGLT2 Inhibitor Meta-Analysis Cardio-Renal Trialists' Consortium (SMART-C). SÉLECTION DES ÉTUDES : Essais randomisés, en double aveugle, contrôlés contre placebo au sein de SMART-C évaluant un inhibiteur du SGLT2 avec des indications homologuées pour réduire la progression de la MRC, incluant au moins 500 participants dans chaque groupe avec au moins 6 mois de suivi. EXTRACTION ET SYNTHÈSE DES DONNÉES : Les effets du traitement dans les essais individuels ont été regroupés à l'aide d'une méta-analyse pondérée par l'inverse de la variance. PRINCIPAUX RÉSULTATS ET MESURES : Progression de la MRC, définie comme insuffisance rénale, une réduction d'au moins 50 % de l'eGFR, ou un décès dû à une insuffisance rénale. Les autres critères comprenaient le taux annuel de déclin de l'eGFR et l'insuffisance rénale.
Parmi 70 361 participants (âge moyen [SD], 64,8 [8,7] ans ; 24 595 [35,0 %] femmes) dans 10 essais randomisés, 2314 (3,3 %) ont présenté une progression de la MRC et 988 (1,4 %) ont atteint l'insuffisance rénale. Les inhibiteurs du SGLT2 ont réduit le risque de progression de la MRC (25,4 contre 40,3 événements pour 1000 patients-années ; rapport des risques instantanés [HR], 0,62 [IC à 95 %, 0,57-0,68]), quel que soit l'eGFR initial (HR de 0,61 [IC à 95 %, 0,52-0,71] pour un eGFR ≥60 mL/min/1,73 m2 ; 0,57 [IC à 95 %, 0,47-0,70] pour un eGFR de 45 à <60 mL/min/1,73 m2 ; 0,64 [IC à 95 %, 0,54-0,75] pour un eGFR de 30 à <45 mL/min/1,73 m2 ; et 0,71 [IC à 95 %, 0,60-0,83] pour un eGFR <30 mL/min/1,73 m2 ; P de tendance = 0,16) et l'albuminurie initiale (HR de 0,58 [IC à 95 %, 0,44-0,76] pour une albuminurie ≤30 mg/g ; 0,74 [IC à 95 %, 0,57-0,96] pour >30-300 mg/g ; et 0,57 [IC à 95 %, 0,52-0,64] pour plus de 300 mg/g ; P de tendance = 0,49). Bien que l'ampleur de la protection ait varié, les inhibiteurs du SGLT2 ont réduit le taux annuel de déclin de l'eGFR dans tous les sous-groupes d'eGFR et d'UACR, y compris lorsque les participants avec et sans diabète ont été analysés séparément. Les inhibiteurs du SGLT2 ont également réduit le risque d'insuffisance rénale seule (HR, 0,66 [IC à 95 %, 0,58-0,75]).
Dans cette méta-analyse, les inhibiteurs du SGLT2 se sont révélés réduire le risque de progression de la MRC indépendamment de l'eGFR ou de l'albuminurie initiaux, y compris chez les patients atteints de MRC de stade 4 ou d'albuminurie minime, ce qui soutient leur utilisation systématique pour améliorer les résultats rénaux sur l'ensemble du spectre de la fonction rénale chez les patients atteints de diabète de type 2, de MRC ou d'insuffisance cardiaque.