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28 juill. 2026

Effet combiné du niveau d'éducation et du diabète sur la mortalité toutes causes confondues à 1 an chez les patients insuffisants cardiaques

résultats du registre national indien de l'insuffisance cardiaque.

Panniyammakal Jeemon, Sunu C Thomas, Ajay Bahl et al. - Open heart

Les patients souffrant à la fois d’insuffisance cardiaque (IC) et de diabète se voient souvent prescrire des schémas thérapeutiques complexes, mais leur impact peut dépendre de déterminants sociaux tels que le niveau d’instruction. Cette analyse du Registre national indien de l’insuffisance cardiaque (10 850 patients, 53 hôpitaux, 21 États) a suivi les patients pendant un an. La mortalité cumulée à un an était de 22,1 %. Le diabète était associé à une mortalité plus élevée de 10 % (HR 1,10), tandis qu’un niveau d’instruction plus élevé était indépendamment associé à une mortalité plus faible. Par rapport aux patients sans diabète et ayant un faible niveau d’instruction, ceux qui présentaient à la fois un diabète et un faible niveau d’instruction avaient un risque de décès plus élevé de 25 % (HR 1,25), alors que ceux qui avaient un diabète et un niveau d’instruction plus élevé présentaient un risque réduit de 22 % (HR 0,78). Une interaction significative a été mise en évidence : l’effet néfaste du diabète est plus marqué chez les personnes moins instruites. Ces résultats soulignent l’importance de l’éducation à la santé et d’un accès équitable aux soins afin de réduire les disparités en matière d’insuffisance cardiaque.

Contexte

Les patients souffrant d’insuffisance cardiaque (IC) et de diabète sucré concomitants se voient souvent prescrire des schémas thérapeutiques complexes, ce qui peut contribuer à des issues cliniques défavorables. Cependant, l’impact d’une telle complexité thérapeutique peut être modulé par les déterminants sociaux de la santé, en particulier le niveau d’instruction, qui influencent la capacité des patients à s’engager dans les soins recommandés et à y adhérer.

Méthodes

Nous avons analysé les données du Registre national de l’insuffisance cardiaque (NHFR), une cohorte prospective multicentrique comprenant 10 850 patients consécutifs atteints d’IC, recrutés dans 53 hôpitaux répartis dans 21 États en Inde. Tous les patients ont été suivis pendant 1 an. Des modèles de Cox à risques proportionnels multivariés ont examiné l’association indépendante entre le diabète sucré et la mortalité toutes causes confondues à 1 an. Les analyses ont été stratifiées selon le niveau d’instruction afin d’évaluer la modification de l’effet. Un terme d’interaction entre le diabète et l’éducation a été inclus pour évaluer l’influence modifiante de l’éducation sur le risque de mortalité. Les modèles ont été ajustés pour les covariables démographiques, cliniques et liées au traitement.

Résultats

À 1 an, la mortalité toutes causes confondues cumulée chez les patients atteints d’IC était de 22,1 %. Dans les modèles ajustés de Cox à risques proportionnels, le diabète sucré était associé à une augmentation de 10 % du risque de mortalité toutes causes confondues par rapport aux patients sans diabète (HR 1,10, IC 95 % 1,01 à 1,19). Un niveau d’instruction plus élevé était indépendamment associé à une réduction du risque de mortalité. Par rapport aux individus sans diabète et à faible niveau d’instruction, ceux qui présentaient à la fois un diabète et un faible niveau d’instruction avaient un risque de décès supérieur de 25 % (HR 1,25, IC 95 % 1,08 à 1,44). En revanche, les individus atteints de diabète et disposant d’un niveau d’instruction plus élevé présentaient un risque de mortalité inférieur de 22 % (HR 0,78, IC 95 % 0,65 à 0,94). Une interaction significative entre le diabète et l’éducation a été observée (valeur p de l’interaction < 0,05), indiquant que le niveau d’instruction modifie l’association entre le diabète et la mortalité.

Conclusions

Le diabète et le niveau d’instruction sont des prédicteurs indépendants de la mortalité dans l’IC, avec une interaction significative indiquant que l’impact du diabète est plus marqué chez les personnes ayant un niveau d’instruction plus faible. Ces résultats soulignent la nécessité de prendre en compte les déterminants sociaux de la santé dans la prise en charge clinique de l’IC. Les stratégies de santé publique devraient prioriser l’éducation à la santé et un accès équitable aux soins afin de réduire les disparités et d’améliorer les résultats chez les populations vulnérables.