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2 août 2026

Tendances en néphrologie

des « soins de soutien » à la thérapie combinée pour la MRC.

Kaiyu He, Yuanrong Guo, Changyuan Yang et al. - Nephrology, dialysis, transplantation : official publication of the European Dialysis and Transplant Association - European Renal Association

Cette revue narrative décrit l'évolution de la prise en charge de la maladie rénale chronique (MRC), passant d'un traitement par monothérapie par inhibiteurs du système rénine-angiotensine à une approche combinée à quatre piliers intégrant les inhibiteurs du cotransporteur sodium-glucose de type 2 (SGLT2i), les agonistes des récepteurs du glucagon-like peptide-1 (GLP-1 RA) et les antagonistes non stéroïdiens des récepteurs des minéralocorticoïdes. Les données probantes et les recommandations KDIGO 2024 indiquent que ces thérapies complémentaires réduisent de manière significative le risque d'insuffisance rénale chez les patients diabétiques, tout en améliorant la sécurité et la tolérance, notamment en atténuant l'hyperkaliémie. Les cliniciens devraient envisager une intégration précoce de cette stratégie multimodale, les recherches en cours portant sur les populations non diabétiques atteintes de MRC et sur de nouveaux agents tels que les inhibiteurs de l'aldostérone synthase.

Résumé

La prise en charge de la maladie rénale chronique (MRC) a évolué, passant d’une approche de soins de support reposant uniquement sur les inhibiteurs du système rénine-angiotensine (ISRA) à des thérapies combinées ciblant plusieurs mécanismes. Bien que les ISRA restent la pierre angulaire du traitement, leur efficacité limitée à prévenir pleinement la progression de la maladie (par exemple, l’albuminurie résiduelle) et les préoccupations de sécurité, telles que l’hyperkaliémie, ont souligné la nécessité de développer de nouveaux agents thérapeutiques. Les inhibiteurs du cotransporteur sodium-glucose de type 2 (iSGLT2), les agonistes des récepteurs du peptide 1 semblable au glucagon (GLP-1 RA) et les antagonistes non stéroïdiens des récepteurs des minéralocorticoïdes (nsMRA) démontrent des effets néphroprotecteurs complémentaires en ciblant les voies métaboliques, hémodynamiques et inflammatoires dans le cadre du syndrome cardio-réno-métabolique (CRM). Les données issues d’études à grande échelle montrent que les thérapies combinées à quatre piliers sont supérieures à la monothérapie pour réduire le risque d’insuffisance rénale chez les patients diabétiques, et présentent également des profils de sécurité complémentaires qui améliorent la tolérance et l’adhésion à long terme des patients. Par exemple, l’association des iSGLT2 aux ISRA atténue le risque d’hyperkaliémie et réduit l’arrêt des ISRA, améliorant ainsi la persistance au traitement. Les recommandations cliniques KDIGO 2024 pour l’évaluation et la prise en charge de la MRC mettent l’accent sur une prise en charge centrée sur le patient et basée sur une équipe, intégrant ces thérapies. Les perspectives futures incluent l’expansion des données probantes pour les populations atteintes de MRC non diabétique, une mise en œuvre plus rapide de ces thérapies à quatre piliers et l’introduction de nouvelles thérapies, telles que les inhibiteurs de l’aldostérone synthase, chez ce groupe vulnérable.