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11 nov. 2021

Inhibition du récepteur de l'angiotensine et de la néprilysine dans l'infarctus aigu du myocarde.

Marc A Pfeffer, Brian Claggett, Eldrin F Lewis et al. - The New England journal of medicine

L'essai PARADISE-MI a montré que le sacubitril-valsartan ne réduisait pas significativement le composite de décès cardiovasculaire ou d'événements d'insuffisance cardiaque par rapport au ramipril chez des patients atteints d'IDM aigu et de fonction ventriculaire gauche réduite. Le résultat a indiqué que le traitement par ARNI ne procure pas de bénéfice supplémentaire par rapport à l'inhibition de l'ECA dans le contexte post-IDM.

Contexte

Chez des patients atteints d'insuffisance cardiaque symptomatique, il a été démontré que le sacubitril-valsartan réduit le risque d'hospitalisation et de décès de causes cardiovasculaires plus efficacement qu'un inhibiteur de l'enzyme de conversion de l'angiotensine. Les essais comparant les effets de ces médicaments chez des patients atteints d'infarctus aigu du myocarde faisaient défaut.

Méthodes

Nous avons assigné aléatoirement des patients atteints d'infarctus du myocarde compliqué par une fraction d'éjection ventriculaire gauche réduite, une congestion pulmonaire, ou les deux, à recevoir soit le sacubitril-valsartan (97 mg de sacubitril et 103 mg de valsartan deux fois par jour), soit le ramipril (5 mg deux fois par jour) en plus du traitement recommandé. Le critère de jugement principal était le décès de causes cardiovasculaires ou l'insuffisance cardiaque incidente (insuffisance cardiaque symptomatique ambulatoire ou insuffisance cardiaque entraînant une hospitalisation), selon l'événement survenant en premier.

Résultats

Au total, 5661 patients ont été randomisés ; 2830 ont été assignés au sacubitril-valsartan et 2831 au ramipril. Sur une durée médiane de 22 mois, un événement du critère de jugement principal est survenu chez 338 patients (11,9 %) du groupe sacubitril-valsartan et chez 373 patients (13,2 %) du groupe ramipril (rapport des risques instantanés, 0,90 ; intervalle de confiance [IC] à 95 %, 0,78 à 1,04 ; p = 0,17). Le décès de causes cardiovasculaires ou l'hospitalisation pour insuffisance cardiaque est survenu chez 308 patients (10,9 %) du groupe sacubitril-valsartan et chez 335 patients (11,8 %) du groupe ramipril (rapport des risques instantanés, 0,91 ; IC à 95 %, 0,78 à 1,07) ; le décès de causes cardiovasculaires chez 168 (5,9 %) et 191 (6,7 %), respectivement (rapport des risques instantanés, 0,87 ; IC à 95 %, 0,71 à 1,08) ; et le décès toutes causes confondues chez 213 (7,5 %) et 242 (8,5 %), respectivement (rapport des risques instantanés, 0,88 ; IC à 95 %, 0,73 à 1,05). Le traitement a été interrompu en raison d'un événement indésirable chez 357 patients (12,6 %) du groupe sacubitril-valsartan et 379 patients (13,4 %) du groupe ramipril.

Conclusions

Le sacubitril-valsartan n'a pas été associé à une incidence significativement plus faible de décès de causes cardiovasculaires ou d'insuffisance cardiaque incidente que le ramipril chez des patients atteints d'infarctus aigu du myocarde. (Financé par Novartis ; numéro ClinicalTrials.gov de PARADISE-MI, NCT02924727.).