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12 sept. 2026

L'inflammation comme cible thérapeutique pour améliorer les résultats rénaux et cardiovasculaires.

Katherine R Tuttle, Mehmet Kanbay, Radica Z Alicic et al. - Nature reviews. Nephrology

La maladie rénale chronique est favorisée par un état pro-inflammatoire qui accélère à la fois le déclin rénal et les événements cardiovasculaires majeurs. Cette revue décrit les voies inflammatoires clés et met en évidence des cibles thérapeutiques potentielles, allant des agents expérimentaux (inhibiteurs de l'ASK1, de la JAK et de l'IL-1β/IL-6) aux médicaments cardiorenals établis dotés d'effets anti-inflammatoires prouvés, notamment les inhibiteurs du SGLT2, les agonistes des récepteurs du GLP-1 et les antagonistes non stéroïdiens des récepteurs aux minéralocorticoïdes. L'intégration de stratégies anti-inflammatoires dans la prise en charge de la maladie rénale chronique offre une voie prometteuse pour atténuer le risque cardiovasculaire et préserver la fonction rénale.

Résumé

La maladie rénale chronique (MRC) est une cause majeure de décès prématuré en raison de la perte de fonction rénale et du développement d’une insuffisance rénale, ainsi que des événements cardiovasculaires indésirables majeurs qui l’accompagnent. La protéine C-réactive ultrasensible (hsCRP), biomarqueur de l’inflammation systémique, est associée à un risque accru d’événements cardiovasculaires et de progression de la MRC. La MRC se caractérise par un état pro-inflammatoire avec une surexpression des voies inflammatoires et une perturbation des mécanismes anti-inflammatoires. L’inflammation systémique qui en résulte, ainsi que les mécanismes inflammatoires locaux tissulaires, sont des contributeurs clés aux lésions rénales, à l’athérosclérose et à la dysfonction cardiaque. Par conséquent, plusieurs voies inflammatoires et médiateurs se sont imposés comme des cibles thérapeutiques potentielles pour la MRC et ses complications cardiovasculaires majeures. Les traitements expérimentaux ciblant l’inflammation incluent l’inhibition de la kinase-1 régulatrice des signaux d’apoptose (ASK1) par le selonsertib, l’inhibition des kinases Janus (JAK) 1/2 par le baricitinib, l’inhibition de la protéine kinase C-β (PKCβ) par le ruboxistaurine, l’activation du facteur nucléaire érythroïde 2 lié au facteur 2 (Nrf2) par le bardoxolone, l’inhibition de la phosphodiestérase par la pentoxifylline et les anticorps monoclonaux anti-IL-1β et anti-IL-6. Par ailleurs, les thérapies éprouvées dans la MRC, notamment les inhibiteurs du système rénine-angiotensine-aldostérone, les inhibiteurs du cotransporteur sodium-glucose de type 2 (SGLT2), les agonistes des récepteurs du peptide 1 semblable au glucagon (GLP-1) et les antagonistes non stéroïdiens des récepteurs minéralocorticoïdes, possèdent des propriétés anti-inflammatoires qui pourraient contribuer à leurs bénéfices cliniques déjà établis.