L'essai REPRIEVE a démontré que la pitavastatine réduisait les événements cardiovasculaires majeurs de 35 % chez des personnes vivant avec le VIH présentant un risque cardiovasculaire faible à modéré. L'essai a été arrêté prématurément pour efficacité, apportant la première preuve définitive de l'intérêt du traitement par statine en prévention cardiovasculaire primaire chez des personnes infectées par le VIH.
Le risque de maladie cardiovasculaire est accru chez les personnes infectées par le virus de l'immunodéficience humaine (VIH), d'où le besoin de données concernant les stratégies de prévention primaire dans cette population.
Dans cet essai de phase 3, nous avons assigné de façon aléatoire 7769 participants infectés par le VIH présentant un risque faible à modéré de maladie cardiovasculaire et recevant un traitement antirétroviral à recevoir quotidiennement de la pitavastatine calcique (à une dose de 4 mg) ou un placebo. Le critère de jugement principal était la survenue d'un événement cardiovasculaire indésirable majeur, défini comme un critère composite de décès cardiovasculaire, d'infarctus du myocarde, d'hospitalisation pour angor instable, d'AVC, d'accident ischémique transitoire, d'ischémie artérielle périphérique, de revascularisation, ou de décès de cause indéterminée.
L'âge médian des participants était de 50 ans (intervalle interquartile, 45 à 55) ; le nombre médian de CD4 était de 621 cellules par millimètre cube (intervalle interquartile, 448 à 827), et la valeur de l'ARN du VIH était inférieure au seuil de quantification chez 5250 des 5997 participants (87,5 %) pour lesquels des données étaient disponibles. L'essai a été arrêté prématurément pour efficacité après un suivi médian de 5,1 ans (intervalle interquartile, 4,3 à 5,9). L'incidence d'un événement cardiovasculaire indésirable majeur était de 4,81 pour 1000 personnes-années dans le groupe pitavastatine et de 7,32 pour 1000 personnes-années dans le groupe placebo (rapport des risques instantanés, 0,65 ; intervalle de confiance [IC] à 95 %, 0,48 à 0,90 ; p = 0,002). Des symptômes musculaires sont survenus chez 91 participants (2,3 %) du groupe pitavastatine et chez 53 (1,4 %) du groupe placebo ; un diabète sucré est survenu chez 206 participants (5,3 %) et chez 155 (4,0 %), respectivement.
Les participants infectés par le VIH ayant reçu de la pitavastatine présentaient un risque plus faible d'événement cardiovasculaire indésirable majeur que ceux ayant reçu un placebo sur un suivi médian de 5,1 ans. (Financé par les National Institutes of Health et d'autres ; numéro ClinicalTrials.gov de REPRIEVE, NCT02344290.)