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1 févr. 2026

Effets cardiovasculaires-rénaux de la dapagliflozine chez des patients à risque cardiovasculaire avec ou sans diabète de type 2

Résultats d'un essai randomisé, en double aveugle et contrôlé contre placebo

Vikas S Sridhar, Luxcia Kugathasan, Yuliya Lytvyn et al. - Hypertension (Dallas, Tex. : 1979)

Cette étude a démontré que la dapagliflozine améliore la rigidité vasculaire et les marqueurs cardiorénaux chez des patients à risque cardiovasculaire, indépendamment du statut diabétique, apportant un soutien mécanistique aux effets protecteurs cardiorénaux universels des inhibiteurs du SGLT2.

Contexte

Nous avons étudié l'impact de 12 semaines d'inhibition du cotransporteur sodium-glucose de type 2 (dapagliflozine 10 mg par jour) sur la rigidité vasculaire, la fonction cardiaque et rénale, et les voies neurohormonales chez des participants à risque cardiovasculaire.

Méthodes

Cette étude randomisée, en double aveugle, en groupes parallèles et contrôlée contre placebo a inclus 51 participants présentant au moins 1 pathologie cardiovasculaire établie ou facteur de risque cardiovasculaire. Les participants ont subi 3 évaluations séquentielles sous clamp euglycémique (4-6 mmol/L) : à l'inclusion, à 1 semaine et à 12 semaines de traitement. Le critère de jugement principal était la rigidité artérielle vasculaire, quantifiée par l'index d'augmentation et la vitesse de l'onde de pouls. Les critères secondaires comprenaient : la pression artérielle, la composition des liquides corporels, la surveillance non invasive du débit cardiaque, les tests de vasodilatation artérielle, la variabilité de la fréquence cardiaque, l'échocardiographie, le débit de filtration glomérulaire mesuré à l'iohexol, et la natriurèse.

Résultats

La dapagliflozine a réduit la rigidité artérielle vasculaire, mesurée par l'index d'augmentation aortique (variation ajustée sur le placebo de -7,4±2,8 %, P = 0,01) après 12 semaines. La dapagliflozine a réduit de manière aiguë le liquide extracellulaire (-0,8±0,3 l, P = 0,004), avec des réductions soutenues du contenu liquidien thoracique à 12 semaines (-3,3±1,5 kΩ⁻¹, P = 0,03). Les réductions du débit de filtration glomérulaire mesuré (-5,8±2,1 ml/min/1,73 m², P = 0,008) se sont accompagnées d'augmentations aiguës de l'excrétion proximale du sodium (5,1±2,2 %, P = 0,03), de la réabsorption fractionnelle distale absolue du sodium (4,4±2,1 %, P = 0,04) et de l'adénosine urinaire (0,21±0,08 mmol/l par μmol de créatinine, P = 0,01).

Conclusions

La dapagliflozine a induit des changements cardiorénaux précoces chez des individus présentant différents niveaux de risque cardiovasculaire, chez qui les preuves de protection clinique font défaut. Des essais cliniques dans des populations à moindre risque, en particulier dans le contexte de la prévention primaire, sont nécessaires pour déterminer si ces effets de l'inhibition du cotransporteur sodium-glucose de type 2 se traduisent par une amélioration des résultats cliniques cardiorénaux. ENREGISTREMENT : URL : https://www.clinicaltrials.gov ; identifiant unique : NCT04258371.