Étude cas-témoins nationale (2000-2022) portant sur 214 adultes atteints de cardiopathie congénitale de l'adulte (ACHD) et ayant présenté un premier infarctus du myocarde aigu, appariés à 2 092 témoins sans ACHD selon l'âge, le sexe, l'hypertension, le diabète, l'hyperlipidémie et les antécédents de revascularisation coronarienne par angioplastie (PCI) ou par pontage aortocoronarien (CABG). Les patients ACHD étaient plus jeunes lors du premier infarctus (58 ans contre 70 ans). Au cours d'un suivi moyen de 6,5 ans (ACHD) et 7,3 ans (témoins), aucune différence n'est apparue concernant la mortalité ou la récidive d'infarctus du myocarde à un an. À dix ans, la mortalité semblait plus élevée dans le groupe ACHD (HR 1,4 ; IC 95 % 1,0-1,9) mais cette différence a perdu sa signification statistique après ajustement. Ces résultats suggèrent que les patients ACHD ont une survie similaire à celle de la population générale après un infarctus du myocarde. Étant donné qu'ils partagent les mêmes facteurs de risque cardiovasculaire, un mode de vie sain et une gestion proactive des facteurs de risque restent essentiels pour prévenir les maladies cardiaques acquises dans cette population en croissance.
Une étude cas-témoins nationale a été menée entre 2000 et 2022. Les patients atteints de cardiopathies congénitales de l’adulte (CCA) (n = 214) et les témoins (n = 275 377) ayant présenté un premier infarctus du myocarde (IMC) ont été identifiés. Parmi ceux-ci, chaque patient atteint de CCA (n = 213) a été apparié à 10 témoins (n = 2092) selon l’âge, le sexe, l’hypertension, le diabète, l’hyperlipidémie et les antécédents d’intervention coronaire percutanée ou de pontage aorto-coronaire. La mortalité et les récidives d’IMC ont été évaluées à l’aide de régressions de Cox non ajustées et ajustées, tenant compte de l’appariement et d’autres covariables cliniques.
Les patients atteints de CCA étaient plus jeunes (58 ± 14 ans) que les témoins (70 ± 12 ans) avant l’appariement (P < 0,001). La durée médiane de suivi était de 6,5 et 7,3 ans pour les patients atteints de CCA et les témoins, respectivement. Il n’y avait pas de différence significative des taux de mortalité ou de récidive d’IMC à 1 an entre les patients atteints de CCA et les témoins appariés. Le taux de mortalité était plus élevé dans le groupe CCA à 10 ans de suivi (hazard ratio 1,4, intervalle de confiance à 95 % 1,0-1,9), mais cette différence n’était plus significative après ajustement.
Cette étude suggère que les taux de survie et l’incidence des récidives d’IMC chez les patients atteints de CCA sont similaires à ceux des témoins. Les patients atteints de CCA présentant des facteurs de risque cardiovasculaire similaires à ceux de la population générale, la promotion de modes de vie sains et une prise en charge proactive des facteurs de risque est cruciale pour atténuer le risque de maladie cardiaque acquise.